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La Fédération des Services CFDT vient de signer la Convention Collective Nationale des personnels de la restauration de collectivités.
Notre syndicat, qui a fortement combattu la signature de cette CCN en 1983 et qui s’est opposé à son extension en 1984 se rallie à une adhésion un quart de siècle après. En effet, en 24 ans, pas moins de 61 accords et avenants ont été ajoutés à cette convention sans compter les accords d’entreprises intervenus au sein des « majors » telles que Sodexho, Compass, Avenance, Sogeres, etc. Avenance cumule une cinquantaine à elle seule par filiale. Autant dire que le droit des salariés n’est plus lisible pour le commun des mortels, il est l’affaire de juristes spécialistes en droit du travail.
Sans notre syndicat, ses militants, ses personnalités, ces avenants et leurs interprétations dans les entreprises n’auraient jamais été négociés. C’est la ténacité de certains d’entre eux, la volonté d’éclaircir juridiquement les termes vagues employés par les syndicats patronaux qui a obligé à de très nombreuses corrections concrétisées par ces 61 avenants et parfois par la jurisprudence.
Aujourd’hui la complexité des textes nuit à la défense des intérêts des salariés. Il faut donc bâtir un socle nouveau.
Si on l’avait signé, on l’aurait dénoncé. On l’avait dénoncé, on la signe. Mais dans un seul but, celui affiché par la Fédération, d’une amélioration accéléréede la CCN. Ceux et celles qui pourraient en penser autrement se trompent ! Le SNRC (1) qui se montre satisfait pour l’instant, va devoir y réinjecter les contreparties qu’il a tiré de cette signature. Notre organisation les a parfaitement cerné, chiffré, et saura les récupérer dans les négociations à venir.

(1) Syndicat National de la Restauration Collective – les patrons