Conditions de travail, salaires et refus des injustices ont alimenté ce mouvement du personnel des bars, restaurants et snacks de la gare Saint Lazare gérés par Autogrill.
Déclenché le 7 mai, il aura fallu 4 jours de grève pour la direction s’asseoit autour de la table de négociations avec des propositions sérieuses. Le non respect des accords d’entreprise, devenu intolérable pour les salariés obligés de changer de lieux et d’horaire de travail sans préavis du fait « d’erreurs » de planning, l’insuffisance des effectifs pour faire face aux obligations de service et le non paiement des heures supplémentaires à ceux qui acceptaient de se montrer « souples » ont provoqué une colère collective. La promesse de baisse des charges sociales aux employeurs qui ne respectent pas leurs personnels a rajouté suffisamment d’huile sur le feu pour motiver ce mouvement largement suivi par les salariés.
Au soir de la quatrième journée, un protocole de reprise du travail était attendu, le seul point d’achoppement restant le paiement des heures de grève.