Selon la presse, le président du directoire du groupe Accor, Jean-Marc Espalioux, s’apprête à partir avec deux ans d’avance sur la fin de son mandat. Celui qui a su instaurer une certaine harmonie sur le plan social serait chassé par le « dynamic duo » des fondateurs Dubrûle et Pélisson, inventeurs de l’insulte « fonctionnaire !», et l’un des actionnaires principaux, Colony (un fonds de pension américain). De nouveaux objectifs de rentabilité seraient exigés.
Un démantèlement du groupe est peut-être en vue. C’est ce que laisse entendre « La Tribune » citant l’analyste Fideuram Wargny dans un article du 26 août : cession de 30 hôtels du groupe et de 10 Sofitels pour faire de la place à de l’hôtellerie économique (moins gourmande en main d’œuvre et plus résistante aux crises). Mesure accompagnée d’un recentrage sur le métier de base car « entre les hôtels, les chèques-déjeuners, les casinos avec le groupe Barrière, la restauration et les services de train, Accor ratisse large, un peu trop. L’arrivée de Colony devrait contribuer à mettre un peu d’ordre dans le groupe. Il n’est pas inenvisageable que certaines activités non stratégiques comme la restauration puissent être cédées. Restera encore à régler le cas de la participation dans Club Med, dont l’intérêt est encore trop flou aux yeux des marchés ».
Notre syndicat suivra de près les intérêts des salariés !