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Chez nos voisins comme en France, les employeurs de la branche professionnelle sont incapables de s’entendre. « Gérée par des cafetiers et des restaurateurs », la Fédération HORECA n’a pu lors de sa dernière assemblée générale présenter ses comptes. Ils l’ont été deux jours après en conseil d’administration.
Le groupe Accor a refusé de les valider, préférant quitter le navire avec tous ses affiliés : Ibis, Novotel, Sofitel, Pullman. Aussitôt, les hôtels Martin’s (Château du Lac, Grand Hôtel Waterloo, Martin’s Central Park), le Silken Berlaymont, le Léopold et le Plaza l’ont suivi. La chaîne Starwood (Sheraton Centre et Aéroport, Méridien, Four Points), le Métropole et l’Amigo ont également annoncé leurs départs. Les chaînes Crowne, SAS et Marriott doivent suivre. Un départ en masse concerté aux fins politiques !
Selon un article du journal « L’Echo », les « RECA » auraient profité du poids des « HO » en termes d’emploi déclaré et surtout de la manne apportée au fonds social. Si les hôteliers sont à l’initiative de formations du personnel, ceux-ci partent vers les cafés et les restaurants « où se pratique davantage le travail au noir ».
L’ancienne structure patronale risque désormais de gros problèmes financiers. Les grandes entreprises qui restent relèvent de la restauration collective et du catering. Mais elles ont déjà signifié leur désaccord sur d’autres sujets et risquent elles aussi de partir. Ce faisant, comme les hôteliers, elles pourront récupérer tout leur budget social pour stimuler la communication et le commerce interne de la formation.
On n’est pas loin d’y voir un scénario reproductible en France

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