L’avenir de l’avenant n° 1 à la Convention Collective Nationale des Hôtels, Cafés, Restaurants serait incertain.
L’accord signé cet été, est actuellement soumis à une procédure d’extension qui, en principe, doit permettre de le rendre applicable à la totalité des employeurs de la profession. Pour ce faire, les services du Ministère du Travail entendent les différents intervenants et vérifient la compatibilité des dispositions avec les textes législatifs en vigueur. Le Ministère a la possibilité d’émettre des réserves ou de ne pas étendre certaines dispositions.
Or, la cacophonie du côté patronal avec, non seulement la forte opposition du Synhorcat mais aussi la polémique qui fait rage au sein de l’UMIH (les uns et les autres trouvent que le texte ne va pas assez ou trop loin), ne sert pas la cause.
Du côté des syndicats de salariés, la CFTC a du se précipiter mi-septembre pour signer le texte principal de la C.C.N. afin de gagner en cohérence.
Mais surtout, selon nos sources, du côté ministériel, le texte susciterait tant de réserves et de demandes de reformulations qu’il en serait dénaturé. Des rendez-vous auraient lieu entre les signataires pour tenter de trouver une issue qui leur permettrait d’en sortir sans perdre la face.
Contrairement à ce que rapporte un certain hebdomadaire professionnel, la CFDT reste fermement opposé à l’extension de ce texte et entend user du droit à cette fin.
A ce jour, la promesse d’une publication de l’arrêté d’extension à fin octobre semble bien compromise.