Lors de la réunion du Comité Central d’Entreprise d’American Express Voyages, vendredi dernier, la direction a voulu passer en force un projet de réorganisation. Ses plateformes de réservation devraient désormais tourner 24 heures sur 24 et sept jours sur sept (24/7 comme disent les américains).
Les élus CFDT qui, à priori, n’ont pas fourni d’avis défavorable, ont demandé que le CHSCT se prononce au préalable sur les modifications des conditions de travail sur la santé des salariés.
Sur ce, le président du CCE qui voulait à tout prix un avis immédiat, s’est mis à insulter les élus CFDT qui sont selon lui « toujours bloqués dans la lutte des classes ». Menaçant de « tout délocaliser en Afrique du Sud », il exige que les élus votent sur le champ car c’est lui qui les paie. Peine perdue, ils ne sont pas intimidés si facilement !
Une telle attitude patronale n’est pas vraiment étonnante dans une entreprise où l’organisation majoritaire accepte d’approuver un plan de sauvegarde de l’emploi (ex. plan social) un an avant le début des licenciements. Mais ces propos sont tout de même inacceptables !
A l’avenir, notre syndicat l’enjoigne à rester zen !