Le tract de la CFDT Avenance Enseignement Santé a fait mouche ! Le mécontentement de l’encadrement en apprenant les résultats des négociations salariales a abouti à une tension sans précédent dans l’entreprise. A l’initiative de la CFDT, une intersyndicale a été formée afin de relayer les revendications, appuyées par de nombreux responsables d’unités proposant de ne pas faire remonter leurs états financiers de fin de mois (ce qui aurait eu pour effet de retarder la facturation aux clients).
La direction a réagi d’une part en adressant une note à l’ensemble de l’encadrement promettant aucune augmentation individualisée pour les sympathisants du mouvement et d’autre part en feignant de se remettre à la table de négociations.
Deux organisations syndicales ont immédiatement signé sa première proposition de porter la part de l’augmentation généralisée à 1,9% (au lieu de 1,5%) sur une enveloppe globale de 2,8% de la masse salariale. Les 0,9% restants seront consacrés aux augmentations individualisées (au lieu de 1,3% à l’orgine). La direction a réussi par ces moyens à couper le souffle au mouvement. Jugeons que ces syndicats, déjà en perte de crédibilité parmi l’encadrement, n’en sortiront pas grandis !
L’augmentation minimale est donc en dessous du taux de l’inflation (2,2%) ! Comment qualifier une entreprise, appartenant au puissant Groupe Elior, qui impose à son encadrement une perte de son pouvoir d’achat ? Si elle a toujours besoin de véritables professionnels à la tête de ses restaurants elle devrait les rémunérer décemment !