L’encadrement de cette entreprise de restauration collective ne voit pas son pouvoir d’achat couvert cette année.
Avec une inflation à plus de 2%, les agents de maîtrise et les cadres s’estiment lésés au vu des résulltats des négociations salariales. D’autant plus que leur augmentation peut être supprimée si leur hiérarchie intermédiaire estime nécessaire de sanctionner de « mauvaises » performances économiques.
Une enveloppe de 2,8% de la masse salariale est prévue au total avec seulement 1,5% consacrés à l’augmentation générale et 1,3% aux augmentations variables touchées par moins de 50% des salariés.
Jusqu’en 2000, les primes variables pouvaient représenter 17% du salaire de base annuel. Les négociations ont permis de baisser ce pourcentage à 14% et la Direction propose de faire un pas de plus en les abaissant à 10%, avec une réintégration des 4%, proportionnelle aux résultats des deux derniers exercices de l’unité d’affectation de la personne concernée.
Cette proposition est motivée par un constat d’échec de la politique salariale menée depuis des années par Avenance au regard de l’encadrement et dont le résultat concret est un salaire au tour de 1300 € mensuels pour la plupart de l’encadrement.
La partie variable est donc devenue un rattrapage du pouvoir d’achat perdu au fil des années mais seulement pour les plus performants. D’où un sentiment d’injustice de la part des intéressés qui souhaiteraient retrouver une égalité de traitement sur des bases claires.
La CFDT, après avoir mesuré sur le terrain, le fort mécontentement de l’encadrement, a interpellé, cette semaine, la direction en exigeant une nouvelle négociation. Elle est rejointe en sa demande par la CGC.
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