Polyclinique de Poitiers

La colère montait parmi le personnel en raison des heures supplémentaires non payées depuis l’ouverture sous enseigne Avenance en janvier 2004. Organisés par la CFDT, les salariés ont unanimement signé une plateforme revendicative, ce qui a permis d’obtenir les avancées suivantes :
1/ Le paiement des heures supplémentaires effectuées depuis le mois de février jusqu’à mai 2006, soit 4 mois. En fait, l’ensemble du personnel en effectuait mais n’émargeait pas ou n’émargeait pas aux heures réelles.
Le paiement correspond aux feuilles d’émargements correctement remplies.
2/ L’embauche d’un salarié à plein temps. L’embauche sera effective fin juin, début juillet 2006, en attendant un salarié de Poitiers ayant un contrat « scolaire » sera positionné sur le restaurant.
3/ L’accès à la formation. Chaque salarié sera reçu pour un entretien individuel, des propositions de parcours qualifiant seront faites aux employés de restauration (ETR et EQR).
Les commis de cuisine pourront évoluer vers la qualification de cuisinier.
Un poste de cuisinier sur Poitiers (suite à une ouverture) sera proposé en priorité à un commis de cuisine de la polyclinique.
4/ Une prime exceptionnelle. Une prime exceptionnelle de 600 euros sera attribuée à chaque salarié, soit 400 euros sur la fiche de paie de juin 2006 et 200 euros sur celle de novembre 2006.
5/ Le maintien, tous les mercredi, d’une salariée ayant un contrat « scolaire ». Suite à une réunion extraordinaire du CHSCT, demandée par la CFDT, concernant les conditions de travail, la direction régionale avait positionné sur le site une salariée de Poitiers (ne travaillant pas le mercredi sur son restaurant d’affectation), qui assurera les tâches de nettoyage hebdomadaires.

Annulation partielle de l’élection du Comité d’Etablissement Ile de France

Le Tribunal d’Instance a annulé, dans un jugement rendu mercredi, l’élection du représentant du collège « Agents de Maîtrise » au Comité d’Etablissement Avenance Enseignement Santé Ile de France.
Saisi par la CFDT en raison des nombreux votes de salariés attestant avoir voté manquant dans les urnes, le tribunal lui a donné raison. Les votes manquants auraient pu changé le résultat du vote en faveur de la CFDT. Même un vote envoyé en recommandée avec accusé de réception, dûment réceptionné, ne se trouvait pas dans les votes reçus. Comme quoi, même une élection par correspondance confiée à un huissier de justice peut comporter des irrégularités !
La direction est donc condamnée à organiser un nouveau second tour pour ce collège.