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S’exprimant lors d’un Comité Central d’Entreprise mercredi 28 novembre, son président, Dominique Pélabon, s’en est pris aux élus CFDT accusés de jeter de l’huile sur le feu dans l’affaire rapportée ici même il y a quelques jours.
« Choqué » qu’une organisation syndicale puisse communiquer de tels faits à l’extérieur de l’entreprise provoquant des appels de journalistes au siège de la société, le président du CCE a voulu se poser en moralisateur des rapports sociaux.
Les représentants du personnel, attendent, eux, qu’il se pose en moralisateur des affaires commerciales ! Sur ce point, il est loin de les avoir rassuré.
Face à des affaires similaires aux Etats-Unis, rappelons qu’un groupe rival, Compass, n’a pas hésité à nommer un cabinet d’audit indépendant pour examiner les attributions de marché en question. Travaillant plus rapidement que la justice, son rapport a pointé des dysfonctionnements aboutissant au licenciement de plusieurs cadres dirigeants. L’impact sur l’image de l’entreprise a été amoindri vis-à-vis de l’opinion publique. La justice américaine ne s’est toujours pas prononcée.
Le rôle des organisations syndicales est certes de défendre l’emploi et les conditions de travail… dans le cadre des règles établies. C’est pourquoi la CFDT réclame que toute la clarté soit faite sur ces affaires dans les plus brefs délais.