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Après avoir regroupé en une seule entité ses activités enseignement (écoles, lycées, universités) et santé (hôpitaux, cliniques, maisons de retraite), Avenance veut, au bout de trois ans, les scinder à nouveau. Après des mois de rumeurs et d’annonces internes, la scission juridique est finalement abandonnée pour des raisons fiscales. En revanche, la scission opérationnelle aura bien lieu.
La direction générale propose actuellement aux organisations syndicales de réorganiser la représentation du personnel afin de mieux y « coller ». Sentant une évolution des marchés favorable nécessitant des équipes commerciales spécialisées, cette filiale du groupe Elior consacrée à la restauration collective, subodore des affaires à faire. Mais pas au point de payer les impôts et taxes qui correspondent à la consolidation de ces marchés !
Ainsi, elle préfère une scission virtuelle pour économiser leur paiement tout en s’octroyant les avantages internes. Reste à convaincre la majorité des organisations représentatives du personnel des bienfaits de redessiner les contours des Unions Economiques et Sociales (UES) qu’on modifie par le dialogue social plutôt que de revoir les structures juridiques qui nécessitent des statuts et un engagement de leurs actionnaires.
Certaines n’ont pas besoin d’autres incitations. La seule promesse d’un meilleur fonctionnement des Comités d’Etablissement a suffi à rallier une organisation concurrente aux intérêts de l’actionnaire principal.
« L’entreprise citoyenne » est une notion décidément démodée ! L’intérêt des actionnaires – principalement des fonds d’investissement étrangers – passe bien avant l’intérêt national français. Qui a parlé de « patriotisme économique » ? Pour notre Syndicat, la législation concernant les UES est dangereuse et nécessite une révision de la législation en vigueur.