Elior a annoncé début juin une hausse de 10,1% de ses résultats du premier semestre 2004-2005 (clos fin mars). Sa croissance à périmètre constant par rapport à la même période de l’exercice précédent, est de 6,1%. Le résultat d’exploitation affiche une hausse de 8,9% et le bénéfice net s’améliore de 12,3%. Le groupe s’attend à réaliser sur les 12 mois de l’exercice en cours, son objectif d’une progression du résultat courant avant impôt supérieure à 15%. Tout va bien donc pour les actionnaires qui ont vu le cours de leurs titres dépasser les 10,40 € ces dernières semaines (contre 7,00 € il y a un an).
Dans le même temps, se déroulent les négociations de salaires des employés de ses filiales où les pourcentages évoqués sont nettement moins élevés. A Avenance Enseignement Santé, où, comme ailleurs dans la branche, 45% des salariés sont payés au niveau du SMIC et les trois quarts ne dépassent pas un SMIC et demi, l’augmentation proposée était de 1,2% au 1er octobre 2005 + 0,8% au 1er janvier 2006.
Devant les protestations des organisations syndicales, la DRH a du « consulter » avant de confirmer par écrit une « amélioration » de cette proposition, maintenant de 2% au 1er octobre.
Grâce à l’intégration de la demi valeur des avantages en nature pour la comparaison du salaire minimum avec le SMIC, Avenance échappera à son augmentation au 1er juillet. Bien entendu, la CFDT demande l’abolition de cette possibilité qui pénalise uniquement et injustement les plus bas salaires.
Décidémment, dans cette branche, la répartition des richesses est encore moins à l’ordre du jour qu’ailleurs.
En savoir plus sur le site de la section syndicale CFDT.