Environ tous les deux ans, la société Avenance restructure ses unités opérationnelles de manière à optimiser les gains de productivité. Nous appelons cela « le management par le chaos ». En gros, la direction « fout le bordel » et la conscience professionnelle des salariés réagit naturellement à la désorganisation afin de résorber les manques de personnel, les changements de hiérarchie, etc. L’entreprise réalise des gains de productivité sans besoin d’investir.
La dernière tentative d’Avenance Entreprises a été contrariée par une décision de la DDTE obtenue à la suite d’une saisine de la CFDT. Cette décision mettait en échec un accord signé par des organisations syndicales minoritaires prévoyant un nouveau découpage de l’entreprise. Le dessein de ce projet, vu par la direction, consistait non seulement à revoir les contours des établissements sociaux mais également à réduire le nombre de délégués. Gains de productivité + moins de contestation pour la prochaine fois, donc !
Alors que FO (le seul syndicat, finalement, à approuver cette proposition) saisit le Ministère en recours contre la décision de la DDTE, la direction d’Avenance menace d’instaurer une nouvelle représentation du personnel sur les strictes bases de la loi. Cela veut dire renier les accords de droit syndical de 1998 (lors de la constitution d’Avenance à partir de Générale de Restauration et d’Orly Restauration). Bref, la direction n’a pas eu gain de cause et se fâche

Et bien ! Ce sera peut-être l’occasion de régler de vieux litiges juridiques (par exemple, les heures de délégation doivent-elles comprendre les temps de trajet ?) mis en sommeil par la signature d’accords