Alors que le groupe Elior signe des accords internationaux pour renforcer son image de « dialogueur social » dans le cadre du « Global Reporting », le syndicalisme au jour le jour sur le terrain en France, est loin d’être reconnu.
Lors de la négociation nationale de ce jour, la direction d’Avenance Entreprises a proposé de mettre en œuvre trois nouveaux Comités d’Etablissements selon un découpage arbitraire favorisant les syndicats minoritaires dans l’entreprise.
L’accord de droit syndical resterait en l’état… C’est-à-dire, dénoncé depuis plus d’un an et donc selon une stricte application de la loi. Aucune considération des zones géographiques ni des frais de déplacement des élus ne seraient prise en charge par l’entreprise !
Cette « proposition » fait suite à une décision de la DDTE, saisie par la CFDT, et toujours non-contredit par le ministre, concernant un découpage irréaliste des zones territoriales inacceptables par des syndicalistes qui souhaitent « une représentation du personnel au plus près du terrain ».
« Désavantage concurrentiel » rétorque la direction qui souhaiteraient des délégations nationales et uniques (sous-entendues « moins chères »)… comme cela s’est négocié chez certains concurrents bien placés sur le marché.
Monologue social ou dialogue de sourds ? La négociation devra peut-être laisser la place aux décisions de justice comme celle mise en suspens lors des premiers accords de droit syndical
les heures de délégation des élus et représentants du personnel, comprennent-elles, oui ou non, les temps de trajet et d’accès sur les lieux pour rencontrer les salariés à leur poste de travail comme le prévoit la loi ?
En tout cas, la direction cherche clairement à gagner du temps et à forcer une prorogation des mandats actuels dans l’attente d’une nouvelle décision de la DDTE, et pourquoi pas une autre à l’occasion, pendant qu’on y est…
Ceci explique cela ? Dans d’autres filiales, la direction mise sur un délai d’un an pour stabiliser ses nouvelles structures… et aussi, sur un hypothétique développement du marché « libéré » par la droite au pouvoir.
Surréaliste ? Nous sommes en plein dans les situations décrites ci-dessous
Evitons le surcoût de la représentation du personnel ou réduisons le au minimum ! A quand des budgets de droit syndical partiellement ristournés à la direction ?