C’est une contagion de colère qui atteigne les représentants du personnel CFDT au sein des établissements d’Avenance suite à la diffusion du plan de continuité de l’activité (PCA) en cas de pandémie grippale. Après les 44 questions dans le secteur inter-enterprises, c’est désormais dans le secteur enseignement-santé que les élus CFDT pointent ses insuffisances lors des réunions des Comités d’Etablissement. Déjà envoyé aux entreprises clientes, le document risque de devenir bien embarrassant.
Un minimum de dialogue social au préalable avec les CE ou CHSCT (où siège obligatoirement le médecin du travail) aurait permis d’éviter certains « oublis » comme l’absence de mesures de protection des salariés vulnérables (femmes enceintes ou ayant des affections respiratoires notamment).
Pour défendre l’insuffisance de moyens de diffusion des consignes d’hygiène et de prévention, la direction évoque les spots gouvernementaux diffusés à la télé !
Pas de consignes précises concernant le port continuel des masques de prévention même lorsque le salarié est en contact permanent avec la clientèle à moins de deux mètres (la distance de « sécurité »). Inesthétique, le masque ?
Mais les questions les plus sérieuses concernent l’emploi. Comment seront rémunérés les salariés en cas de fermeture d’une école, d’une cuisine centrale, par exemple ? Ou si une entreprise, dans le cadre de son PCA, décide la fermeture de la cantine, jugé être un lieu de contamination possible ? Les personnels travaillant dans les hôpitaux ou cliniques, pourront-ils se faire vacciner au même titre que les personnels soignants ?
Dans quelles conditions s’effectueront les éventuels déplacements de salariés disponibles vers des postes libérés par des salariés malades ?
Combien d’heures sup. pourraient être demandées et dans quelles conditions ?
A toutes ces questions, et bien davantage, la direction ne semble, pour l’heure, n’avoir aucune réponse.
Par ailleurs, elle a cité une belle brochette de métiers prioritaires au remplacement : les services aux personnes (distribution sur place ou à domicile, chauffeurs livreurs
) mais aussi le service comptabilité. « Faire rentrer les factures », c’est, bien sûr, plus important que de servir la paie aux salariés !
Notre syndicat revendique l’inclusion dans les PCA des mesures sociales suivantes :
– Maintien du salaire pour les employés que l’entreprise n’aurait pas reclassés d’un site sans activité,
– Maintien du salaire des intermittents afin de leur éviter un chômage partiel d’office puisqu’ils n’ont pas de RTT, leur CP doivent être pris pendant les vacances scolaires…
– Un plus grand nombre de jours « enfant malade » pour les salariés qui seront dans l’obligation de garder leur enfant grippé,
– Maintien du salaire (au moins partiel) des salariés absents du fait de la fermeture de la classe ou de l’école de leur enfant,
– Prise en charge du coût de l’extension de garantie « assurance » pour le co-voiturage,
– Interdiction de toute utilisation de personnel extérieur (provenant d’associations notamment) pendant la période de pandémie afin de privilégier le personnel d’Avenance. A ce jour, seul le recours à l’intérim est interdit.