Après avoir réglé ses nominations en interne quant à qui dirigera quoi, le groupe Elior envisage une nouvelle restructuration de sa filiale de restauration collective, Avenance.
Durant la première quinzaine d’octobre, des réunions sont prévues avec les organisations syndicales puis avec les CCE pour envisager un nouveau découpage géographique et/ou par produit.
Ces restructurations constantes (la dernière a eu lieu il y a moins de deux ans) entament la crédibilité des syndicats dans leur ensemble ainsi que celle des Comités d’Entreprise au sein du groupe. La direction empêche les organisations syndicales de se livrer loyalement à l’activité qui leur est dévolue par la loi. Les CE reçoivent des informations économiques et sur l’emploi dont aucune comparaison n’est possible d’année en année. La direction met 4 à 6 mois pour répondre aux questions des représentants du personnel lorsque celles-ci sortent du cadre de ses projets économiques.
Le coût considérable de ces restructurations pèsent sur les comptes du groupe, diminue la marge de négociation salariale et désavantage le résultat communiqué aux actionnaires.
Aux yeux de notre syndicat, le seul avantage est de stimuler les gains de productivité grâce à un « management par le chaos »… En changeant sans arrêt les structures et les dirigeants, les équipes de terrain sont obligées de s’adapter à une charge de travail croissante avec moins de moyens en termes humains et matériels.