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Avec l’accord de branche du 5 février qui remet la stabilité sociale et assure sa continuité dans la profession, un plan d’aide à la restauration garantissant l’annulation des cotisations sociales jusqu’à 1,3 fois le SMIC, un crédit fiscal de 15 000 € pour la mise au normes des établissements payés par chèque si les patrons ne versent pas autant au fisc, et diverses mesures d’aide

On aurait pu penser que les employeurs des HCR qui se disent en difficultés, avaient suffisamment de moyens pour redresser leurs affaires. Mais cela ne semble pas leur suffire ! Voilà qu’ils jouent quitte ou double durant la période électorale pour remettre la baisse du taux de la TVA sur le tapis !
En 2004 et 2005, ils promettaient la création de 40 000 emplois. Les mesures obtenues équivalent largement à cette baisse de la TVA depuis un an et demi. On est toujours loin du compte !
Et voici que dans un spectaculaire coup de bluff, ils promettent désormais la création de
120 000 emplois si le taux de TVA est réduit à 5,5% !
Comment y croire ? D’autant plus que le croupier n’est nul autre que Jacques Borel. A 79 ans, l’héro masqué de « L’aile ou la cuisse », après avoir été écarté par les banquiers de ses affaires en France dans les années 1980, cite aujourd’hui la fiscalité des pays où il s’est exilé pour justifier une baisse de la TVA en France. Ayant bénéficié pleinement de tous ces avantages, on peut se demander pourquoi il n’a pas eu tout le succès qu’il promet aujourd’hui aux parieurs ?
La réalité est qu’il s’adresse aujourd’hui à une catégorie d’employeurs qui n’a plus envie de contribuer aux dépenses de la nation. Plutôt que de jouer leur juste rôle dans la solidarité nationale, ils préféreraient empocher tout simplement une plus grosse part des profits réalisés par leurs établissements.
Qu’ils le disent clairement !