Vous vous souvenez
2002… 12 salariés mis à terre par le patriarche de la compagnie des Bateaux Mouches, Jean Bruel, en raison de leur appartenance syndicale. La mise à quai des bateaux pour « appauvrir » les salariés qui pourraient les soutenir. Le licenciement abusif des candidats aux élections professionnelles. Une manifestation sur le quai. Le premier « cyber-conflit » français…
La première série de jugements prud’homaux est tombée il y a une dizaine de jours. Victoire totale pour les salariés ! Ils ne sont pas réintégrés mais obtiennent le paiement des rémunérations perdus et l’attribution de dommages et intérêts pour la discrimination anti-syndicale. Pour certains, les sommes atteignent plus de 100 000 €.
Le syndicat reçoit une indemnisation du préjudice subi.
Mais la victoire est amère ! Amère car l’instigateur n’est plus là pour goûter la défaite. Il ne saura jamais qu’on ne peut impunément briser le droit du travail et casser les salariés qui ne se plient pas à la volonté du patron.
Aujourd’hui, il ne reste plus aux syndicalistes et à l’héritière, en proie à une nouvelle succession de déboires, à reconstruire une compagnie en bien mauvaise posture.