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On peut se demander à quoi cela sert de reproduire un tel article ici. Mais cela nous semble être une représentation, peut être exagérée, de la mentalité d’une certaine frange patronale en France. Celle qui lie toujours son activité commerciale à la responsabilité d’autrui. Et si tous les restaurateurs proposaient de bons repas sans discrimination au meilleur rapport qualité/prix dans une ambiance agréable ?

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Des prostituées de la ville bolivienne d’El Alto ont cousu leurs lèvres mercredi en entamant une grève de la faim. Elles exigent que le Maire rouvre les maisons closes et les bars, fermés la semaine dernière à la suite de protestations violentes des habitants du quartier.
« Nous luttons pour le droit de travailler et pour la survie de nos familles, » dit Lily Cortez, chef de l’association des travailleurs de la nuit d’El Alto à la télévision locale.
« Demain nous nous enterrerons vivants si nous ne sommes pas immédiatement entendus. Le Maire devra vivre avec sa propre conscience s’il y a des conséquences graves » dit-elle, entourés d’une dizaine de prostituées qui ont cousu leurs lèvres. La télévision montre une trentaine 30 d’autres femmes qui ont entamé une grève de la faim dans les locaux d’une clinique.
Le Maire, Fanor Nava, a affirmé à la radio locale que les bordels et les bars fermés ne seront pas rouverts, les résidents de la ville ne supportant plus l’ivresse publique des mineurs et la criminalité régnante dans le quartier des lanternes rouges d’El Alto, un quartier pauvre de la banlieue nord de la capitale, La Paz.
La prostitution est légale en Bolivie mais le proxénétisme est interdit.
Le grève de la faim des prostituées est accueillie par une « contre grève » de la faim par des militants étudiants qui souhaitent voir les établissements fermés définitivement, et une grève de la faim de soutien par des membres d’une association patronale des bars, restaurants et établissements de karaoké.
« Ce n’est pas seulement nous, propriétaires d’établissements et les travailleuses du sexe qui sont affectés mais aussi des milliers de serveuses et de serveurs, des cuisiniers, des barmen, des chauffeurs de taxi et des vendeurs de la rue qui vont se retrouver sans revenus », proclame Ramiro Orellana, porte-parole pour cette association de commerçants.
El Alto est l’un des plus grands secteurs urbains de Bolivie avec près d’un million d’habitants pour la plupart des Indiens Aymara et Quechua.

Source : Traduction (à l’exception du titre et du châpo) d’un article relayé par l’agence Reuters