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Cet été au Québec, en pleine saison touristique, les organisations syndicales ont entamé des actions pour l’amélioration des conventions collectives des salariés des hôtels. Fin juillet, le mouvement social a débuté dans la ville de Québec pour atteindre un point culminant le 8 août à Montréal, avec un débrayage dans 15 grands hôtels et une manifestation convergeant sur le Hyatt Regency en centre ville.
Curieusement, les salariés des hôtels canadiens ont des revendications similaires à celles de leurs homologues français :
– une réduction de la charge de travail des préposées aux chambres en raison des literies plus lourdes et volumineuses: 13 chambres maximum au lieu de 14 ;
– RTT : des mesures favorisant la conciliation entre famille et travail, notamment des mécanismes permettant aux salariés de réduire leur temps de travail – jusqu’à deux jours par semaine – pour s’occuper de leurs enfants ou de leurs proches ;
– des dispositions limitant fortement les recours à l’intérim et aux extras ;
– le partage du coût de la prévoyance, à raison de 60% pour l’employeur et 40% pour le salarié ;
– huit congés de maladie par année, remboursables s’ils ne sont pas utilisés ;
– l’indexation de la prime de départ ;
– un calcul des gains plus favorable pour les salariés – comprenant notamment les vacances et les pourboires – au regard du régime de retraite ;
– une augmentation des contributions au régime de retraite de 1% pour chacune des parties ;
– des augmentations salariales de 3% pour chacune des années d’un contrat de travail de trois ans.

A priori hostiles à toute avancée sociale, les employeurs se sont refugiés derrière leurs syndicats patronaux et des négociateurs refusant toute concession. L’ampleur de la mobilisation des salariés leur a fait réfléchir. Les pertes subies par certains hôtels ont fait craquer leurs directions qui adhérent l’une après l’autre aux propositions et aux compromis des organisations syndicales de salariés, notamment la CSN.

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