Le seul de la région parisienne, il s’avère toujours très profitable. Le mois dernier, Dominique Desseigne, président du groupe Lucien Barrière se félicitait de son casino d’Enghien, premier casino français, « dont le produit brut des jeux a augmenté de 8% » et devrait continuer à grimper grâce à 40 nouvelles machines installées en août.
Ce choix stratégique d’ouvrir ses portes au grand public diminue le résultat des jeux traditionnels de table. La clientèle richissime que le groupe ne cherche plus à attirer, déserte ses salles. Les parieurs occasionnels se tourne vers les automates.
C’est dans ce contexte que la direction a proposé aux organisations syndicales, un projet d’accord d’entreprise visant à diminuer les effectifs des salles de jeux traditionnels. Ce projet, introduit dans le cadre de la négociation annuelle obligatoire au mépris des procédures de consultation des représentants du personnel, vise à supprimer une dizaine de postes sans recourir aux licenciements « secs ».
La CFDT ne cautionnera pas des suppressions d’emploi dans une entreprise en pleine expansion. Ce sont les salariés qui ont fait la réputation du Casino d’Enghien, et donc les mieux rémunérés, qui sont visés par cette mesure. S’agit-il des exigences de rentabilité en deux chiffres de ses actionnaires, Colony Capital et Accor, que le groupe Barrière cherche à exaucer ?
A noter : les casinos, comme le secteur des hôtels, cafés, restaurants, bénéficient des aides « Raffarin » pour l’emploi !