Lors de la Commission paritaire mixte du vendredi 17 juin, les employeurs sont revenus sur leurs engagements précédents concernant le travail de nuit dans le profession. Les organisations syndicales de salariés ont effectuée une déclaration commune avant de claquer la porte de la réunion. En voici le texte :
L’intersyndicale (CFE-CGC, FO, CFDT, CGT) de la branche casinos prend acte du refus des employeurs d’accorder une contrepartie salariale pour les heures effectuées la nuit.
Ce faisant, ils portent l’entière responsabilité de l’échec des négociations qui en découle.
Nous tenons à rappeler que toutes les branches professionnelles ayant conclu un accord sur le travail de nuit intègrent une majoration salariale des heures effectuées entre 21h et 6 heures du matin.
Pourtant une solution négociée a été arrêtée pour les 46 établissements du groupe Partouche qui prévoit, outre des jours de repos compensateurs, une majoration des heures de nuit de 10%.
Le contenu de ces mesures avait été discuté lors de la commission mixte paritaire du 31 mars. Les parties étaient arrivées à un point d’équilibre et semblaient devoir déboucher sur un accord. Ce dernier a été torpillé par la pression de Barrière Accor et les désaccords internes au sein de « Casinos modernes ».
Alors que les profits des casinotiers flambent, les employeurs refusent d’accorder, comme cela était prévu par l’accord du 30 décembre 2004, des contreparties décentes aux efforts consentis par les salariés.
Nous refusons que soit mise une barrière à tout accord.
Puisque les employeurs persistent à rester sourds aux revendications des salariés, ces derniers vont aller chercher sur le terrain ce qui leur est refusé par la négociation dans la branche.
L’intersyndicale appelle d’ores et déjà à la mobilisation et prendra des initiatives en ce sens très prochainement.