Dans certains secteurs d’activité, il est possible de recourir à des « CDD d’usage » pour certains emplois par nature temporaires.
Ce type de CDD est intéressant pour les employeurs car :
1) l’indemnité de précarité n’est pas due.
2) il n’y a pas de délai de carence entre la signature de deux CDD d’usage.
3) il ne comporte pas nécessairement de terme précis.
C’est sans doute pourquoi les employeurs de la profession ont obtenu d’un Sénateur de demander au Ministre des Affaires sociales d’inclure dans la liste des secteurs concernés, le guidage et l’accompagnement touristique et culturelle.
Le Ministre des Affaires Sociales a pour une fois, botté en touche en rappelant que cette liste qui se trouve à l’article D. 121-2 du code du travail, comprend notamment l’action culturelle mais pas les activités touristiques, ne vise pas les emplois permettant de conclure un CDD d’usage mais le secteur d’activité de l’entreprise qui les emploie. Il craint donc en accédant à la demande de devoir étendre cette possibilité à des activités où l’existence de l’usage ne serait pas établie.
Le Ministre invite à négocier un accord de branche prévoyant cette possibilité en indiquant au brave sénateur qu’il appartient aux partenaires sociaux de se prononcer sur le bien-fondé de l’introduction des contrats d’usage dans les conventions collectives nationales couvrant le secteur du tourisme.
Nous ne vous proposerons pas un sondage pour savoir si vous êtes pour ou contre !

Pour en savoir plus :
Code du travail – Articles L122-1-1-3, D121-2, L122-3-4, L122-3-11 et L122-1-2.
Réponse Piras, Journal Officiel du 25 mars 2004, Questions page 701.