Alors que la secrétaire du CE UNSA a déclaré dans la presse être satisfaite du plan social adopté hier au comité d’entreprise (*), la CFDT est beaucoup plus réservée sur le sort des 500 salariés. On ne peut pas se satisfaire d’un dispositif qui prévoit deux options pour les salariés : partir volontairement ou en cas de refus, être licencié pour raison économique. La CFDT reconnait les avancées accordées par la direction notamment sur les priorités et les conditions de réembauchages, mais elle regrette qu’aucune mesure n’ait été mise en place pour sauvegarder des emplois. On ne peut pas se satisfaire d’une direction qui a choisi comme stratégie de mettre un gros chèque sur la table au détriment de l’emploi. La CFDT est beaucoup plus nuancée que l’article du Monde qui titre dans son édition du jour « Le Crillon et le Ritz ferment leurs portes pour travaux mais gardent leur personnel ». Il est clair que la direction du célèbre palace de la place de la Concorde n’a pas l’intention, au regard des premiers éléments fournis, de s’inspirer des mesures du Ritz. Elle compte bien faire preuve d’un peu plus de bon sens intellectuel en favorisant le maintien de l’emploi (formation professionnelle, chômage technique, personnel mis à disposition dans d’autres hôtels…) et surtout l’absence de licenciements économiques.

Une page est entrain de se tourner au Ritz, pour la CFDT l’action continue, un dispositif juridique sera mis en place dans quelques temps pour permettre aux salariés qui le souhaitent de contester leur licenciement économique. Il est toutefois regrettable, que celles et ceux qui ont participé à la l’élaboration de ce plan et qui l’ont validée ne seront pas comptables à la réouverture de l’hôtel pour tenir leurs engagements. Pourquoi ? L’hôtel est ou sera vendu, un changement de propriétaire entraîne un changement de direction et les actuels représentants du personnel ne feront plus partie des effectifs.

Alors oui, la CFDT ne se satisfait pas du résultat de ces négociations, et certains salariés ont déjà manifesté leur inquiétude face à leur avenir professionnel, cette angoisse ne monnaye pas, il faudrait être naïf ou cynique pour croire que tout s’achète…