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Au sujet des passations de marché, l’avenant n° 3 à la Convention Collective Nationale des personnels des restaurants de collectivités est très claire : « Les salariés repris conserveront chez le nouvel employeur la garantie globale de leurs avantages individuels tels qu’ils ressortent d’un contrat de travail ou de leurs bulletins de salaire habituels ».
Pourtant, les sociétés continuent à faire disparaître les acquis des salariés à chaque changement d’employeur. Voici encore un exemple orchestré par Avenance.
La société de restauration a signé au 1er mai 2007 un contrat de services avec la Clinique Mutualiste de Lyon reprenant une quinzaine de salariés.
Depuis cette date, la direction d’Avenance refuse de reconduire un certain nombre d’acquis sociaux dont les salariés bénéficiaient auparavant :
– la subrogation en cas de maladie,
– des jours de RTT au nombre de six,
– la récupération des jours fériés travaillés et des ponts,
– des jours pour enfant malade,
– une prime de transport, etc.
Hier, la section CFDT d’Avenance a organisé un débrayage au self d’une heure au moment du service, avec une distribution de tracts et une pétition qui a recueilli plus de 130 signatures des convives, surtout des médecins et des infirmières.
Soutenus à la fois par les élus CFDT de la Clinique et ceux d’Avenance, les salariés entendent bien obtenir le respect de leurs droits. Ils ont refusé en bloc de signer les avenants à leurs contrats de travail proposés par Avenance. La société de restauration murmure de timides propositions en impliquant la DRH de la clinique mais cherche surtout à facturer le « surcoût social » à son client.
Appel d’offres bâclé ? Réponse au moins disant en espérant rehausser les prix ? Il est intolérable que les salariés de ces multinationales soient les otages de leur concurrence malsaine. Malsaine au point de préférer compromettre l’image de marque et la crédibilité de l’entreprise dans le mois suivant la signature plutôt que d’ajouter quelques centimes par couvert à la réponse à l’appel d’offre.
Dernière astuce pour éviter que ces affaires n’éclatent au grand jour : n’informer les Comités d’Etablissement des reprises qu’un mois (minimum) après la date d’effet afin de mener l’intimidation des salariés en toute discrétion et remporter la signature des avenants aux contrats de travail.
Bon appétit !