Selon le syndicat des pompiers australiens (United Firefighters Union Australia – UFU), Eurest Support Services, une filiale de Compass Group, se serait retiré des négociations collectives pour mettre ses salariés devant un ultimatum : signez des contrats individuels ou perdez vos emplois !
En Australie, les pompiers peuvent être employés par des entreprises de services et ESS bénéficie d’un contrat pour la protection incendie de certaines bases de l’armée et des forces aériennes.
Ainsi, les pompiers risquent de perdre quelques 8 000 dollars par an en terme de salaire, de perdre des pauses et des majorations pour heures supplémentaires et même de se voir affecter à d’autres tâches telles que vigil sans supplément de rémunération. En cas de licenciement, leurs indemnités seraient divisées en deux passant de 4 mois à 2 mois de salaire.
ESS se justifie en arguant que seulement quelques dizaines de salariés seraient affectés et même en cas de rejet du contrat individuel, le salarié pourrait continuer son emploi avec un statut de vacataire.
Selon les organisations syndicales, c’est un récent changement de la législation du travail qui permet aux employeurs d’abuser d’une nouvelle position dominante. Comme en France, le gouvernement australien a instauré un système de visas temporaires. Celui-ci permet aux employeurs de certaines branches de recruter à l’étranger en proposant des salaires inférieurs aux accords nationaux.

Source : The Australien (27/7/06)