[audio:809.mp3]
Compass Group fait à nouveau l’objet d’une enquête pour des pratiques anti-concurrentielles dans l’attribution de ses marchés. Cette fois, c’est Eurest Portugal alias Sociedade Europeia Restaurantes qui « coopère pleinement » dans les investigations des services de la concurrence portugais.
Le groupe a déclaré non sans arrogance qu’il ne réalise que 90 millions de livres (133 millions d’euros) de chiffre d’affaire au Portugal, ce qui lui éviterait des conséquences « matérielles ». Compass a également déclaré que d’autres entreprises faisaient l’objet de cette enquête.
Le groupe risque toujours des poursuites aux Etats Unis pour sa part dans le scandale des approvisionnements des Nations Unies. Compass a devancé le résultat de l’enquête officielle en admettant de « sérieuses irrégularités ». A l’issue d’une enquête interne, trois cadres de haut niveau responsables de la filiale Eurest Support Services ont été licenciés. 40 millions de livres ont été versés à deux concurrents pour qu’ils retirent des plaintes en civil.
Ailleurs dans le monde, en Ontario, Compass Group refuse de renouveler le contrat collectif de ses salariés à Huron University College depuis l’été 2006, les obligeant à faire grève. Comme en France, leurs demandes portent sur une amélioration de la prévoyance et les niveaux de salaires. Compass assure que leur grève n’empêchera pas le service des repas compte tenu des moyens alternatifs mis en place.
Mais à quoi servent ces multinationales ? Enfreindre les lois des pays dans lesquels elles interviennent, s’arranger pour payer le minimum de taxes et d’impôts en échange des services et des équipements publics, refuser le minimum de salaire et de prévoyance nécessaires pour que ses salariés puissent vivre décemment, brader l’emploi dans le cadre de la concurrence sur leurs marchés, empocher le maximum de subventions

Décidément, leur image en terme de responsabilité sociale est de plus en plus terne !

Sources :
The Times Online
Western News (Canada)