En Grande Bretagne, des journaux nationaux tels que le Guardian et le Times montent au créneau pour dénoncer les « suppléments » de rémunération accordés aux directeurs généraux du groupe Compass.
Mike Bailey, directeur en chef (chief executive), ayant preside à trois “profit warnings” (avertissements de perte de dividendes) et d’un scandale concernant des fraudes aux marches publics, se voit accordé plus d’un million d’actions ou d’options d’achats malgré une augmentation de sa rémunération de plus d’un million de livres sterling par rapport aux 12 mois précédents, selon le rapport annuel.
Sir Francis Mackay, le président sortant, s’est vu attribuer 300,000 actions d’une valeur de £730,000 (plus d’un million d’euros) en plus de son salaire de £546,000 (800 000 euros) malgré son propos admettant que 2004/2005 fut “l’une des années les plus difficiles que le Group Compass ait du vivre”. Il a également reçu plus d’un million de livres ajoutés à son fonds de retraite personnel après une promesse de démission avant l’été.
Alain Dupuis s’est vu attribué une compensation de £430 000 (630 K€) pour avoir quitté le Conseil d’administration « afin de se concentrer sur les marches émergents » avec un salaire de £200 000 (293 K€) par an pour un contrat minimal de trois ans.
Clive Grundy a reçu £695 000 (plus d’un million d’euros), à la suite de sa démission du Conseil d’administration. Il recevra encore £100,000 (près de 150 000 euros) pour des services en tant que “consultant à temps partiel “ pour une période six mois.
Andrew Lynch, qui a également démissionné du Conseil d’administration a obtenu la possibilité de gagner £727 500 (plus d’un million d’euros) en fonction du montant de la vente de SSP (branche concessions tourisme). Le produit de cette vente devrait permettre de répondre à la dette vis-à-vis des salariés que représente leurs fonds de pensions.
Pour les salariés, après 45 ans de carrière en tant que SMICards, le risque est de se voir priver de retraite complémentaire grâce à ces messieurs qui ont conduit ce groupe aux bords de la faillite !
Le parti conservateur a pris officiellement position contre les multinationales (avec une mention spéciale pour Compass) qui « étouffent » les petites et moyennes entreprises en leur imposant des délais de règlement des factures injustifiables « afin de mieux présenter leurs propres comptes ».
Sources : Guardian et Caterer