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Compass Group a versé environ 60 millions d’euros (£40 millions) à deux concurrents pour qu’ils abandonnent des procès engagés aux Etats-Unis en relation avec les allégations de corruption dans certains de ses contrats avec les Nations Unies.
Le groupe espère ainsi rassurer ses investisseurs et voir le prix de son action remonter. Mais cette annonce n’a pas l’effet escompté, l’action continue son trajet en baisse.
L’ONU a suspendu Compass de son statut de fournisseur certifiée l’année dernière dans l’attente des conclusions d’une enquête. Toujours attendue, celle-ci porte sur des allégations selon lesquelles Eurest Support Services aurait bénéficié d’informations confidentielles lui permettant de remporter un contrat au Libéria.
Le groupe suisse « Supreme Foodservice » et « ES-KO International » de Monaco réclamaient des dommages et intérêts pour le préjudice subi par cette distorsion des règles de la concurrence. Selon ES-KO, il s’agissait d’une « conspiration criminelle pour orienter l’appel d’offres en sa faveur ».
Compass réfute toute admission de responsabilité légale par ces règlements extrajudiciaires. Le groupe fait valoir une enquête interne qui a conclu à de « sérieuses irrégularités » mais du fait de « quelques individus » qui ont été dûment sanctionnés. Trois directeurs ont été licenciés l’année dernière en relation avec cette affaire.
Les salariés vont devoir réaliser à nouveau des gains de productivité pour régler la note qui représente une contribution de 15 € pour chacun des 400 000 salariés du groupe dans le monde. Environ deux heures de travail en Europe et jusqu’à une semaine dans certains pays !

Source : The Herald (UK)