Impliqué dans le scandale des approvisionnements des Nations Unies, Compass Group est désormais attaqué par deux concurrents devant les tribunaux américains. Sa filiale Eurest Support Services est accusée d’avoir organisé à son profit, un détournement d’informations confidentielles liées aux appels d’offres. Ayant diligenté une enquête interne à ce sujet, Compass s’est déjà séparé de Peter Harris, ancien directeur de ESS (Voir notre article). Mais cette enquête est de plus en plus critiquée. Elle ferait l’objet d’une enquête officieuse de la Serious Fraud Office Britannique (une division de Scotland Yard) ainsi que d’une enquête de la part du Comité des Relations Internationales du Congress (Parlement) Américain qui soupçonne une corruption plus étendue au sein de la multinationale..
Après Supreme Foodservice, un concurrent suisse, qui réclame des dommages et intérêts de 72 millions de livres sterling à Compass Group, c’est au tour de ES-KO, un groupe de logistiques basé à Monaco, de réclamer $517 millions de livres de compensation pour des marchés dont il aurait été privé en raison de l’avantage illégal utilisé par ESS.
Dans sa plainte, déposée devant la Cour de Justice du District Sud de New York, ES-KO implique, Mike Bailey, dirigeant sortant de Compass Group, qui aurait fréquemment visité New York durant la période concernée entre 1999 et 2005.
Compass Group, bien entendu, prétend le contraire et affirme avoir entrepris les actions nécessaires pour se laver de tout soupçon. Mais le groupe n’ose pas exclure de nouvelles révélations du Congress américain qui serait en mesure de rassembler des informations concernant les organismes extérieurs à Compass ayant participé aux activités illégales.
Du côté des marchés financiers, certains analystes pensent que le groupe est loin d’avoir restauré sa réputation. Compass « continue à assister le Comité des Relations Internationales des ses investigations ».

Sources : Caterer and Hotel Keeper