« Il n’y a plus d’interlocuteur en face ! »
Johanny Ramos, Fédération des Services CFDT« André Daguin et l’UMIH envoient la profession à la catastrophe » a expliqué aux journalistes, Johanny Ramos, Secrétaire National CFDT. « Ils ont obtenu en 2001, pour la première fois dans l’histoire du droit du travail, l’annulation d’un accord de branche étendu. Il s’agit de l’accord RTT des HCR signé par la CFDT, la CGT et des organisations patronales progressistes. Autrement dit, les employeurs qui souhaitent améliorer les conditions de travail et d’emploi ne sont plus crédibles ! Comment signer à nouveau avec eux alors que l’UMIH peut venir annuler leur signature ».
« Pour avancer, nous sommes condamnés à négocier avec l’UMIH. Mais l’UMIH n’est pas représentative de l’ensemble des employeurs et n’a aucune cohérence. Dès que André Daguin exprime une position, il est aussitôt démenti par son vice-président ou des reponsables locaux ».
« Nous n’oublions pas non plus que la Convention Collective Nationale étendue en 1997 a recueilli la signature de l’UMIH qui n’a jamais voulu l’appliquer. Cette convention prévoyait notamment un régime de prévoyance pour l’ensemble des salariés de la profession. Connaissez-vous d’autres professions où les salariés n’ont d’autres garanties que celles de la Sécurité Sociale ? »
« La CFDT met donc un préalable à toute négociation avec l’UMIH : la mise en oeuvre effective de ce régime de prévoyance. Ce sera un gage de sa bonne foi. Nous ne demandons en ce faisant que le respect de son engagement de 1997, c’est-à-dire vieux de six ans ».