Encore une fois de plus, André Daguin, Président de l’Umih, s’attaque personnellement à la CFDT. Il a indiqué que l’annulation par le Conseil d’Etat du contenu des accords du juillet 2004 constituerait une « trahison » du dialogue social, dont la CFDT porterait la responsabilité. De tels propos sont inadmissibles, régulièrement à travers des articles publiés sur ce site, nous avons démontré qu’une grande majorité des dispositions de l’accord du juillet 2004, étaient très défavorables aux salariés, certaines étaient mêmes inférieurs au Code du travail. Aujourd’hui André Daguin fait du chantage en expliquant que cela constituerait une catastrophe sociale.
La CFDT dénonce ces propos qui ressemblent plus à une manipulation médiatique sur fond de poujadisme. « Notre syndicat attend avec impatience la décision du Conseil d’Etat, procédure initiée par la fédération des services et nous la soutenons pleinement, c’est tout un secteur professionnel qui attend » indique Laurent Bigot, secrétaire général de notre syndicat et il ajoute « c’est plus de 800.000 salariés qui pourraient réclamer le paiement de ces heures supplémentaires. Cela serait un coup dur pour les employeurs après la claque bien méritée du refus de la baisse du taux de la TVA dans la restauration. Cela fait des années que les salariés n’ont rien obtenu comme avancées sociales par les négociations, nous les obtiendrons par des décisions de justices s’il le faut, nous voulons en finir avec les régimes dérogatoires dans les HCR. Dans ce secteur  60% des salariés sont payés au SMIC et l’effet « trappe aux bas salaires » des nouvelles mesures du gouvernement, ne laisse en rien présager un renversement de cette tendance. Toutes les entreprises sont concernées, même le groupe ACCOR n’hésite pas à faire du chantage inadmissible sur les salaires, brandissant la décision du Conseil d’Etat. Le groupe ACCOR, numéro un de l’hôtellerie, qui se veut à la pointe du mouvement pour la responsabilité sociale des entreprises, devrait user de son influence pour améliorer les conditions de travail et les salaires dans la profession afin de fidéliser les salariés et attirer les jeunes. Au lieu de cela, il encourage les tendances patronales qui cherchent un nivellement par le bas et renflouer leurs marges par des aides de l’état ».
François Chérèque, secrétaire général de la confédération, l’avait déclaré au 46ième congrès de la CFDT, « 
il reste des secteurs où le négociations piétinent et celui des hôtels cafés restaurants en fait partie, l’Etat vient d’accorder une nouvelle fois, sans réelle contrepartie, des aides substantielles aux entreprises de ce secteur. De plus, la politique de l’actuelle majorité a renforcé les pressions sur les salaires avec les allègements de cotisations sociales, sans réel impact sur la création d’emploi ».
Aujourd’hui la CFDT est déterminée plus que jamais, nous irons jusqu’au bout de notre action et nous demandons à l’ensemble des salariés du secteur des HCR à venir nous rejoindre pour que nous revendiquions le droit commun pour tous !