Mais quelle mouche a donc piqué Mr DAGUIN dans son interview au supplément de l’emploi du Parisien du 4 janvier ? Celle d’un libéralisme dont il veut se cacher.
Il faut prendre le train des compétences, mais qu’est ce que cela veut dire ? Rien.
On sait aujourd’hui que le turnover est de plus en plus utilisé au mépris de tout esprit social ou syndical. Le turnover c’est le plein pouvoir au patronat.
Aujourd’hui c’est également et c’est un fait de plus en plus répandu l’emploi du temps complet déclaré souverainement à mi temps. Le nec plus ultra c’est l’utilisation des « extras » pendant des années.
Dans les secteurs de la restauration certains patrons osent, au mépris des lois, employer des gens de manière illégale. M. DAGUIN semble l’ignorer.
M. DAGUIN a même osé signer un avenant à la convention collective de 1997 que l’on peut qualifier de réactionnaire. Cet avenant prévoit un seuil maximal de 52 heures alors que le plafond européen est de 48 heures. Il a donné également son accord sur la durée journalière de
11h30. Il a accepté des coupures journalières pouvant atteindre 5 heures pour des temps partiels et la majoration des heures supplémentaires à 15% alors qu’elles étaient jusqu’à aujourd’hui à 25%.
M. DAGUIN devrait revenir sur terre, oeuvrer pour la mise en place des grilles salariales, pour la formation permanente qui ne passe pas par l’alternance uniquement.
« Monsieur TVA à 5,5% » sait pertinemment que la baisse de cette TVA ne servira pas à créer de véritables emplois mais à enrichir un peu plus le patronat.
HTR CFDT suggère à M. DAGUIN d’effectuer une opération « mains propres » dans le secteur de la restauration et de l’hôtellerie où décidément les abus sont de plus en plus fréquents quand ils ne s’apparentent pas à des pratiques frauduleuses.