Les français s’étant arrangés le 29 mai pour affaiblir l’un de ses amis les plus influents et le débarrasser de l’autre, André Daguin est à court de stratégie

Incertain de remporter la baisse du taux de la TVA de la restauration et en proie à de vives critiques concernant l’absence de redistribution des cadeaux fiscaux accordés aux employeurs de la profession, Daguin a décidé de se poser en victime et les petits patrons avec lui.
Dans un courrier coléreux adressé le 13 juin à Gérard Larcher, Ministre délégué à l’Emploi, Daguin lui reproche de s’être (à notre avis, légitimement) inquiété de l’utilisation d’un milliard et demi d’euros de fonds publics. « Une telle déclaration témoigne soit d’une totale méconnaissance du contexte sociale de la branche soit d’une volonté délibérée de nuire à ce secteur ».
Sans entrer dans la polémique sur les vraies fausses mesurettes consacrées par l’accord du 13 juillet 2004, signé par l’UMIH malgré l’opposition d’autres syndicats patronaux et de certains de ses propres adhérents qui les trouvaient trop progressistes, la répartition inégale de ces aides à fait l’objet d’un large consensus dédaigné que par
« la CFDT (syndicat qui semble inspirer vos propos) ».
Reprochant au Ministre, une « tentative de discrédit sur la profession » et « que le (son) mépris des travailleurs que sont les « petits patrons » conduise à les menacer (
) »
Daguin persiste sur l’amélioration de « l’attractivité des métiers » dont il espère que la « dynamique ne sera pas découragée par cet épisode regrettable ».
Bref, le complot est évident. Avec un Ministre ouvertement hostile aux travailleurs de son organisation patronale, une CFDT irrémédiablement contestataire et aujourd’hui introduite en haut lieu, comment voulez-vous que le pauvre puisse s’en sortir ? Dans son double échec de ne pas avoir amélioré l’image de la profession et de ne pas avoir créé 40 000 emplois, André Daguin n’y est pour rien, c’est le Ministre qui décourage ses adhérents ! Même s’il n’y a pas de baisse de la TVA, ce ne sera pas de sa faute, ce sera « Bruxelles » ou Jacques Borel qui raconte des conneries. Rassurez-vous, il se fera une raison dans la défense des champions de la fraude fiscale, du travail au noir et des jeux clandestins. Il ne démissionnera pas et il continuera à jouir de ses privilèges de président de l’UMIH et des récompenses qui lui ont été offertes par ses (ex ?)amis politiques (médailles, jetons de présence au CES
)