En cette période de fin d’année et à la veille des fêtes de Noël, la CFDT tient à faire le point sur la situation concernant la fermeture de l’hôtel Ritz pour travaux, prévue à la fin du premier semestre 2012.

La direction a été contrainte à reprendre depuis le début, la procédure de consultation des représentants du personnel, suite à un constat de carence notifié par les services de l’Etat. C’est le 21 décembre, lors d’une nouvelle réunion du comité d’entreprise que les nouvelles dispositions ont été présentées aux élus et aux organisations syndicales.

La CFDT n’est pas satisfaite du nouveau projet ! En effet, la direction s’obstine à ne pas vouloir maintenir les emplois (hormis quelques cadres dirigeants
). C’est donc un peu moins de 500 salariés qui seront invités à quitter l’entreprise, soit en partant volontairement, soit en étant licenciés pour motif économique. Ce nouveau plan ne fait qu’inclure des mesures de priorités de réembauchage (qui n’existaient pas dans la première version), mais en garantissant à la direction une marge de manœuvre confortable pour décider ou pas, de réintégrer les anciens salariés du Ritz à la fin des travaux.

La CFDT déplore l’attitude de la direction qui persiste à ne faire aucun effort pour maintenir des emplois en utilisant les dispositifs légaux. Son objectif est de se débarrasser de l’ensemble de ses collaborateurs en leur faisant croire qu’ils seront repris au bout des 27 mois de travaux. C’est une stratégie inacceptable, lorsque l’on sait que l’hôtel Ritz, a bénéficié de nombreux avantages fiscaux, comme la baisse de la TVA dans la restauration, et qui aujourd’hui sacrifie, tous ses emplois. Il serait bien d’entendre les organisations professionnelles qui ont tant vanté, il y a quelques semaines, les bonnes pratiques du secteur de l’hôtellerie en matière d’emploi.

La CFDT appelle encore une fois, l’ensemble des organisations syndicales à faire barrage à ce projet. La direction du Ritz, par ces propositions, est entrain d’ouvrir la voie à une pratique qui jusque là, n’avait pas cours dans l’hôtellerie : se débarrasser de l’ensemble des salariés lors d’une fermeture pour travaux d’un établissement, alors que tous les concurrents ont mis en place des mesures concomitantes basées sur les départs volontaires et le maintient dans l’emploi. Le Ritz est entrain de rentrer dans l’histoire mais pas dans le socialement responsable, bien au contraire. Le choix laissé au salarié de partir volontairement ou de se faire licencier est un principe que la CFDT refuse d’accepter.

Nous continuerons à nous tourner vers les salariés, en leur expliquant notre position et en dénonçant la politique du Ritz du « tout argent » au détriment du « tout emploi ».