Scandale écolo à Hong Kong
A Hong Kong, Disney a inspiré une campagne de presse après avoir annoncé son intention de servir de la soupe d’aileron de requin dans les restaurants de ses hôtels. Cette soupe traditionnelle chinoise est à l’origine du massacre de milliers de requins. Les pêcheurs coupent uniquement les ailerons et rejettent le reste, jugé inconsommable, à la mer. Les groupes écologistes se sont donc emparés de cette affaire en proposant à Disney de rayer ce plat de ces menus et au contraire, de se servir de son influence en faveur de la préservation des requins qui se raréfient de manière préoccupante.
Scandale politique au Japon
Au Japon, le parc Disneyland de Tokyo est géré par une compagnie s’appelant Oriental Land dont le président est un certain Toshio Kagami. Vendredi dernier (20 mai), le quotidien Yomiuri Shimbun, repris largement par l’ensemble de la presse asiatique cette semaine, a révélé des liens financiers entre Oriental Land, l’extrême droite et des yakuza (mafia locale) via une société de sous-traitance.

La compagnie Chuo Kohatsu se verrait confier des marchés de nettoyage depuis l’ouverture de Disneyland Tokyo en 1984 et en particulier le siège social d’Oriental Land. Les montants versés à la compagnie atteignent 100 millions de yen par an et quelques 2,2 milliards sur vingt ans.
Le journal « Japan Times » fait état de liens entre l’extrême droite et Oriental Land depuis des années 1970. Lors de la conclusion du premier contrat, Chuo Kohatsu était dirigé par l’un des frères aînés de Saburo Shiga, âgé de 79 ans, l’un des dirigeants d’un groupe d’extrême droite implanté nationalement, « Zen Nippon Aikokusha Dantai Kaigi ». Shiga est également connu comme « conseiller principal » d’un groupe mafieux. Le propriétaire actuel de Chuo Kohatsu serait également mêlé à des activités d’extrême droite.
Comme il est de coutume au Japon, le président d’Oriental Land a présenté ses excuses lors d’une conférence de presse tout en déclinant toute responsabilité dans cette affaire. Le négociateur ayant conclu ce contrat serait décédé et les appels d’offres mis en oeuvre à intervalles régulières n’auraient pas révélé de différences notoires de tarification entre Chuo Kohatsu et les autres postulants.
Selon les journaux, Chuo Kohatsu facture quelques 9 millions de yen par mois à Oriental Land et sous-traite à son tour le même marché pour 5 millions de yen à une tierce compagnie, empochant au passage 4 millions de yen par mois à ne rien faire.
Oriental Land nie avoir eu connaissance de l’intervention dans ses locaux, de cette troisième société et promet de rompre le contrat avec Chuo Kohatsu lors de son échéance en juillet.
Sources : Japan Times et CSR Asia