EuroDisney condamnée à payer des heures supplémentaires à un ancien cadre.
Dans une décision du 10 mars dernier, le Conseil de Prud’hommes de Meaux a condamné EuroDisney à payer à l’un de ses anciens cadres licencié, une somme d’environ 32.000 euros à titre d’heures supplémentaires effectuées durant sa relation contractuelle, d’un peu plus de deux ans

La juridiction s’est appuyée sur de nombreux courriels envoyés à des heures tardives corroborées par les notes mentionnées sur les agendas personnels du salarié.
Cette décision suit celle condamnant l’entreprise à payer à 31 salariés opérationnels, tenus de porter un costume, leurs temps de trajet entre le vestiaire et leurs lieux de travail effectifs, une somme globale d’environ 66.000 euros.
La CFDT dénonce une nouvelle fois, cette violation organisée par l’entreprise, des règles applicables à la durée du travail.
Alors que la négociation tendant notamment à assouplir la durée du travail des cadres vient de prendre fin, la CFDT dénonce un texte qui prévoit d’exiger des cadres autonomes, au moins 50 heures par semaine, jusqu’à 12 heures par jour, ainsi que la suppression de 8 jours RTT, sans véritable compensation financière à la hauteur des sacrifices exigés.
Pire, ce texte indique nettement que même s’il s’agit « d’une référence raisonnable (sic !), celle-ci ne constitue pas une quelconque introduction de limitation horaire ».
La CFDT se félicite de cette décision qui démontre la véritable réalité horaire de nombreux cadres de l’entreprise et appelle ceux-ci à faire preuve de vigilance dans la période, afin de ne pas céder aux chantres mirifiques de l’autonomie qui pourrait être suggéré à plus de mille d’entre eux.