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L’accord de modulation et d’annualisation des horaires de travail intervenue entre la direction, F.O. et la C.F.T.C. continue à susciter une vive contestation de la part des salariés. Hier, ce sont les salariés de l’Arche de l’aire d’Antran à Usseau, au nord de Châtellerault, qui ont débrayé hier, vendredi, devant leur restaurant durant plusieurs heures pour signaler leur refus de la mise en place de ces nouvelles conditions de travail.
De passage, l’acteur Patrick Chesnay s’est arrêté pour apporter son soutien aux grévistes et discuter avec eux. De quoi leur booster le moral ! Tout comme les clients qui passent leur chemin ou qui font demi tour en exprimant quelques mots de solidarité.
« Ici, nous sommes tous en contrat à durée indéterminée mais la plupart à temps partiel » explique Jean-Claude Bodier, le délégué CFDT. « L’accord qui a été signé nous obligera à travailler jusqu’à 48 heures par semaine alors qu’en période creuse, on pourra descendre à 24 heures, voire même se retrouver en chômage technique ».
Déjà les salariés sont très vite usés, les rythmes de travail et les horaires décalés provoquent, selon les délégués, des arrêts de travail et des dépressions. « Même si les plannings sont établis avec trois semaines d’avance, ils peuvent changer au dernier moment » en raison de l’urgence à remplacer des absents. Ainsi, les salariés sont fréquemment appelés à changer d’horaires de jour en jour. « On peut très bien se retrouver à travailler un jour de 7h à 15h, le lendemain de 11h à 15h et le suivant de 19h à 23h ».
Pas étonnant que les salariés refusent une modulation qui aggraverait la situation tout en supprimant les maigres compensations salariales liées aux heures complémentaires et supplémentaires !