La multiplication des sanctions disciplinaires à Avenance Entreprises est devenue préoccupante au point où les représentants du personnel CFDT ont effectué la déclaration suivante au Comité de groupe Elior le 23 novembre 2006.
Les représentants du personnel CFDT constatent une dérive managériale inquiétante dans les unités de production de la filiale Avenance Entreprises. Les pressions et la répression n’ont jamais été aussi fortes depuis la réorganisation de l’entreprise, elle s’est même accentuée dans les derniers mois.
Nous ne pouvons aujourd’hui que dénoncer le harcèlement psychologique et le stress permanent qui règnent sur de nombreux restaurants du fait, notamment, des conditions de travail déplorables dues à une volonté de réduction des effectifs. Cela entraîne une précarisation des emplois sans précédent dans notre entreprise.
Il n’est plus question que de sanctions, avertissements, mises à pied à titre conservatoires, licenciements, tout ça sans se soucier des graves conséquences que cela engendre dans la vie familiale des salariés. Il est manifeste que la direction d’Avenance Entreprises refuse le dialogue social pour trouver des solutions négociées aux conflits qu’elle a engendrés.
Nous sommes dans l’obligation de condamner ces méthodes de management qui détruisent le fruit du travail fourni depuis des années par les salariés dans leurs restaurants. Le respect des personnes et la reconnaissance ne sont plus au rendez vous !
Ce climat néfaste et malsain est en train, petit à petit, de peser sur les prestations servies à nos clients convives et peuvent amener nos clients partenaires à revoir les contrats commerciaux qui les lient à Avenance Entreprises. Nous n’osons penser que c’est un choix délibéré du groupe Elior de mettre en péril des comptes du fait d’une politique managériale désastreuse et incompréhensible, ayant pour but la seule recherche du profit immédiat.
Au sein du groupe Elior et de ses filiales, la CFDT s’est toujours montrée force de propositions, de négociations et de constructions, mais notre organisation syndicale sait se montrer force d’opposition ferme et déterminée quand l’entreprise ne respecte plus ses engagements en matière de droit social.
Nous rappellerons également que dans le cadre de l’accord de l’offre économique responsable signé par la FERCO et l’EFFAT, la CFDT ne pourra pas recommander une entreprise du groupe qui de par son management ne respecte plus ses salariés. Au « mieux disant économique », la CFDT n’hésitera pas à opposer « le mieux disant social » dans l’attribution des marchés de la restauration collective !
Il appartient maintenant aux dirigeants du groupe Elior, qui se revendique comme la référence sociale sur le marché de la restauration de rappeler aux dirigeants de ses filiales, les règles les plus élémentaires d’un management respectueux des salariés qui assurent la richesse et la pérennité de ce groupe.