Nous les cumulons dans les HCR ! Après les Bateaux Mouches et « Le Petit Robinson », voici l’Union Economique et Sociale (UES) des sociétés Multi-Restauration Services, LT Services et Carec, sise à Rueil Malmaison.
Une déléguée syndicale CFDT y a été désignée le 17 novembre dernier. Immédiatement, l’employeur lui cherche des histoires, l’interpelle, lui fait des reproches injustifiés en tout genre dans l’espoir de la faire craquer nerveusement et enfin lui signifie une mise à pied conservatoire en attente de son licenciement.
Dans un courrier en date du 3 décembre, l’employeur, un certain Gilles Terzakou, refuse de se soumettre à ses obligations légales en se justifiant par des divagations philosophiques. Si on le comprend bien, il considère, en tant qu’entrepreneur, être mieux à même de défendre les intérêts de ses salariés que ces syndicats sataniques.
Puisque le ridicule ne tue pas, nous vous livrons ce patron plus syndicaliste que le syndicat, pourfendeur de délégués en herbe. Voici sa prose

Le contenu de votre courrier en date du 29 Novembre 2004, m’oblige à soumettre à votre réflexion, la phrase de Lewis Carrol (Les aventures d’Alice…) « Tout à une morale, il suffit de la trouver ».
Il me semble, à la fois en tant que citoyen et entrepreneur (créateur d’emplois), que la puissance du syndicalisme ne peut être atteinte qu’en échappant à l’emprise de l’idéologie, en privilégiant la recherche du consensus, par la négociation pour l’intérêt de tous.
Si bénéfique que soit la protection d’un salarié syndiqué, elle n’améliore en rien le sort des autres salariés, qui doutent de plus en plus de la capacité du syndicalisme à les représenter, nonobstant leur jugement sur certains représentants dédits syndicats.
Vous ne pouvez me demander d’adhérer à des relations sociales, qui au lieu d’être une confrontation entre deux forces égales, la négociation et la recherche de consensus ne seraient plus, selon vous, qu’un rituel dissimulant la soumission à la loi du plus fort tandis que les autres salariés devraient chercher de nouveaux moyens de défendre leur cause.
Nous vous prions de croire

Comités d’Entreprise, clients de ce Monsieur, relisez Alice