[audio:953.mp3]
Décidémment, à Eurest Support Services en Algérie, on n’aime pas les syndicalistes. Mais alors pas du tout !
La chasse aux sorcières continue à Hassi Messaoud pour s’assurer que plus aucun salarié ne soit syndiqué. Quant à l’instigateur des « malheurs » de la multinationale, le mastodonte persévère à harceler le secrétaire général de la section syndicale de l’UGTA, Yacine Zaïd. Plus de six mois après l’avoir licencié, la direction locale dépense des sommes considérables en honoraires d’avocats et d’huissiers pour le terroriser au quotidien.
Suite au rejet par un juge à Hassi Messaoud le 8 janvier dernier d’une plainte pour « diffamation sur Internet », Eurest a réintroduit celle-ci au tribunal 500 kilomètres plus loin au domicile de « l’accusé ». « Je ne peux vivre tranquille que le week-end quand je suis certain que les huissiers ne travaillent pas » déclare Yacine. « Le Directeur des opérations, le DRH et le juriste d’Eurest ont juré de porter plainte contre moi à chaque fois qu’ils trouvent un mot douteux que j’aurai pu écrire ».
Pourquoi un tel désir de vengeance ? Pourquoi n’avoir pas accepté le dialogue social dont le groupe Compass est friand, à en croire ses déclarations publiques ? Ces Messieurs, auraient-ils perdu de leur autorité en cédant aux demandes d’amélioration des conditions de travail des salariés ?
Certes, le ton a dû monter entre les parties. Mais qui en porte la responsabilité ? Des cadres dirigeants hautement diplômés ou des employés dont le français est la seconde langue, provoqués par les affirmations des « nouveaux colons économiques » du genre « Vous les algériens, vous ne méritez pas l’indépendance » ?
Au lieu de laisser le conflit s’éteindre, Eurest Algérie fait sa propre réputation par ses méthodes disproportionnées et injustes.
Les syndicalistes du monde entier savent désormais comment cela se passe à Eurest Support Services qui, déjà mêlée à des scandales d’ampleur international n’avait pas besoin de cela.

Voir d’autres articles sur Eurest Algérie.