Depuis le 13 août dernier, près de 80 % des photographes sont en arrêt de travail afin d’obtenir la reconnaissance légitime et indispensable de leur métier. Dans une lettre adressée aux grévistes, la direction joue la carte de l’intimidation, en les mettant en garde sur les conséquences négatives de ce mouvement, en leur faisant porter l’entière responsabilité en cas de prolongement du conflit. La direction refuse toujours d’entendre et de comprendre cette catégorie de salariés.

Le contrat de travail des techniciens photographes comporte une clause de cession de droits d’auteurs à savoir que chaque cliché tiré par un photographe est, de part son contrat, rétrocédé à l’entreprise, rétrocession intégrée dans le salaire brut de base à hauteur de 10% de celui-ci. En intégrant à hauteur de 10% de la rémunération brute des techniciens photographes, cette clause de cession, l’entreprise rémunère de fait ses salariés en dessous des minima conventionnels voire du Smic. Exemple : Un photographe qui perçoit un salaire de 1.375€ est en fait rémunéré 1.237,50€, si l’on exclut la clause de cession de 137,50€ (10%), alors que le salaire minimum dans l’entreprise est fixé depuis le 1er juillet 2006 à 1.254€.

Leur colère est donc plus que légitime tout comme leur revendication d’en finir avec cette situation salariale précaire.