Junya Lek Yimprasert est coordinatrice des syndicats libres thaïs. Nous avons mentionné son nom dans nos colonnes dans les semaines suivant le tsunami. Elle se démenait pour faire valoir les droits des salariés des hôtels et restaurants dévastés de la région de Phuket (Thaïlande), pour obtenir le maintien de leurs emplois et pour faire en sorte que les aides et soutiens leur parviennent sur place. Elle avait alerté l’opinion publique sur le sort des clandestins birmans disparus ainsi que sur la situation à Banda Aceh avant l’intervention des organisations humanitaires.
Elle est sans arrêt en première ligne dans les combats pour améliorer les droits des travailleurs en Thaïlande et en Asie où les salariés sont loin de bénéficier de notre niveau de protection sociale.
Aujourd’hui, elle est accusée par la filiale thaïe d’un groupe français, Publicis, de « diffamation par propagation ». Autrement dit, son « crime » est d’avoir publié sur le site internet de Thai Labour Campaign (TLC) un article paru sur le très sérieux « CSR Asia » à propos du licenciement sans cause réelle et sérieuse de cinq salariés du publiciste.
Elle risque une peine d’emprisonnement et une condamnation au paiement de lourdes indemnités qu’elle ne pourra jamais payer. Surtout, elle risque des restrictions de ses libertés civiques lui empêchant de continuer son importante activité syndicale et sociale. Son organisation, TLC, risque une condamnation similaire.
Aidez nous à mettre suffisamment de pression sur Publicis pour que les plaintes de sa filiale soient retirées. Participez à la campagne organisée par Labourstart (en anglais) en cliquant ici.
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Merci d’avance de votre solidarité.

TLC le 1er mai 2006