Le Ritz était l’un des seuls palaces parisiens à ne pas avoir réalisé de rénovation, c’est maintenant chose faite, puisque dans quelques mois, l’hôtel fermera pendant plusieurs mois pour effectuer des travaux. La seule différence par rapport à ses concurrents, tient du fait que l’actuelle direction vient d’inventer un nouveau concept : la sauvegarde de l’emploi par des licenciements économiques et des mesures incitatives au départ volontaire
Le détail des mesures sera présenté le 17 octobre au comité d’entreprise.

Lors de cette première réunion, la CFDT fera savoir qu’elle s’oppose à toute mesure qui ira à l’encontre du maintien de l’emploi. Il n’est pas question d’accepter que les salariés paient le coût des travaux à travers des licenciements économiques, qui d’ailleurs dans le cas d’une fermeture pour travaux ne constituent pas un motif juridique légitime. Le Ritz serait bien le premier palace parisien à présenter une telle mesure alors que ses adversaires prévoient différentes mesures pour préserver l’emploi.

La direction du célèbre palace parisien de la place Vendôme fait bien preuve de paresse intellectuelle en refusant de mettre en place des dispositions telles que le chômage technique, des actions de formation professionnelle
Sur un peu moins de 500 salariés, il semblerait qu’une petite trentaine de contrats de travail seraient maintenus concernant exclusivement des cadres ! De telles décisions sont inacceptables, d’autant plus que les contreparties pour les départs volontaires restent très insuffisantes et leur financement aurait pu servir pour sauver l’emploi.

Dès lundi, la CFDT manifestera son désaccord face à ce plan et revendiquera des mesures alternatives pour sauver les quelques 450 emplois menacés au nom d’une rénovation, qui se veut uniquement esthétique et dont le volet social semble être sacrifié au nom de l’intérêt économique.