Après un résultat prometteur annoncé par le TGWU britannique, Dave Siegel, le numéro un de la « World Company » Gate Gourmet refait scandale. Il y a quelques jours, ses négociateurs proposaient des licenciements transactionnels à l’ensemble du personnel y compris les 675 salariés « licenciés par mégaphone ». Aujourd’hui, ils sont contredits par l’annonce que 200 « fauteurs de troubles et malfaiteurs qui empêchent la compagnie de progresser depuis des années » ne seront pas intégrés dans ce plan et restent donc à la porte.
Il s’agit bien entendu des salariés syndiqués
« Ces radicaux qui doivent comprendre qu’il n’y a plus de place dans l’entreprise pour eux. C’est la position sans appel de la compagnie : nous ne reprendrons pas ces activistes et ces militants. Ils sont à la source des problèmes de l’entreprise et la tiennent en otage depuis trop longtemps ! »
Le patron revendique aussi le droit de choisir les salariés qui feront l’objet des transactions. Si le nombre voulu n’est pas atteint, c’est un plan de licenciements arbitraire qui pourrait être mis en œuvre.
En réalité, ces « militants et activistes », sont des gens comme vous et moi issus de la classe ouvrière et de l’immigration, qui cherchent à défendre leurs conditions de travail et leurs emplois en manifestant près du siège social de leur employeur.
Une nouvelle campagne de soutien est lancée ici (en anglais) avec des messages de protestation à envoyer à Gate Gourmet.