Le 30 septembre, environ 1400 membres du Local 2 de UNITE HERE se sont mis en grève dans quatre des principaux hôtels de San Francisco pour protester conte le refus des employeurs de négocier une nouvelle convention collective couvrant l’ensemble de la ville. Les quatre hôtels sont l’Argent Hotel, le Hilton San Francisco de 1900 chambres, le Crown Plaza Union Square et le Mark Hopkins InterContinental. Dix des principaux hôtels de la ville appartenant à ces chaînes ont réagi en imposant un lock-out à quelques 2600 employés syndiqués. Le syndicat a immédiatement mis des piquets de grève en place devant ces hôtels.

La grève et le lock-out à San Francisco font suite à la décision prise par plus de 2000 membres à Washington D.C. et par 3000 membres à Los Angeles de se mettre en grève si les négociations ne débouchent pas sur des conventions collectives satisfaisantes avec les principaux employeurs de ces deux villes. Les sections locales de UNITE HERE de ces deux villes et le syndicat au niveau national ont fait part de leur plein engagement aux côtés des employés de San Francisco.
Malgré de longues négociations – la convention collective est arrivée à échéance en avril à Los Angeles – les employeurs refusent d’abandonner leur demande pour des charges de travail accrues et une moindre contribution patronale à l’assurance maladie et aux retraites.
Les employeurs s’opposent également à la demande du syndicat pour un accord sur deux ans, qui arriverait à échéance en 2006, et qui donnerait aux syndicats une même date d’expiration des conventions collectives de l’hôtellerie dans 10 des principales villes étatsuniennes, accroissant ainsi leur force de négociation avec les chaînes hôtelières qui dominent aujourd’hui le secteur. UNITE HERE a rassemblé un soutien important en faveur des demandes syndicales au sein de groupes des droits civils et des immigrés, aux plans national et des collectivités.
Les hôtels américains ont fait face à la baisse du tourisme suivant le 11 septembre en licenciant des milliers d’employés, mais refusent aujourd’hui d’embaucher alors que le secteur repart. La baisse de la masse salariale et des charges de travail plus lourdes pour les employés restants ont permis aux grands hôtels de rester rentables. Les employeurs cherchent aujourd’hui à accroître encore leurs bénéfices en ne prenant pas en charge l’assurance maladie, dans un pays qui n’a pas de sécurité sociale. A San Francisco, les employeurs ont demandé que la contribution des employés à l’assurance maladie soit vingt fois supérieur à ce qu’elle était auparavant. A Los Angeles, les hôtels ont unilatéralement mis fin à la contribution patronale, obligeant ainsi des centaines d’employés de l’hôtellerie à rejoindre les rangs des millions d’Américains sans assurance maladie.
Le conflit porte sur les droits fondamentaux et contre ce que UNITE HERE qualifie de «WalMartisation» des employés de l’hôtellerie. En insistant pour une date d’expiration commune des conventions collectives dans les principaux centres touristiques, le syndicat espère obtenir une force de négociation suffisante avec les transnationales de l’hôtellerie pour compenser l’absence de convention collective nationale aux États-Unis.
UNITE HERE met ainsi l’accent sur quatre des principaux employeurs de l’hôtellerie dans ces villes et qui sont en première ligne de l’opposition aux revendications syndicales. Ces chaînes sont : InterContinental, Starwood, Marriott et Hyatt.
(Information rlayée par l’UITA)