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Frayant son chemin à travers les grandes herbes des hauts plateaux gersois, Dédé tomba nez à nez avec le tyran de la maternelle. Mon dieu, pensa Dédé, un face à face là en plein champ, devant la grosse vache Cordeta et un troupeau de chèvres. Dédé faillit faire dans sa culotte courte ! Obligé de céder ses bonbons à ces défenseurs d’ours et de la nature, Dédé sentit son sang bouillir ! Après une telle humiliation, comment trouverait-il le courage de gaver les oies du père Umi à la tombée de la nuit ? Il n’y avait qu’une solution ! Dédé força le pas et s’en alla rassembler ses petits copains de la classe de Monsieur Jacques. « Allez les gars, y faut leur casser la gueule à ces prolos ! Faut m’aider à leur faire plier l’échine ! »

Mieux vaut prendre avec une pincée d’humour les derniers agissements des organisations patronales et de leur « leader en chef » André Daguin. Jusqu’à quel point peuvent-ils afficher leur mépris pour les salariés et le dialogue social ?
Après avoir signé mais non appliqué une Convention Collective prévoyant la disparition des heures d’équivalence en 2000 pour tous les personnels des HCR, Daguin et consorts ont réussi à les faire appliquer tout de même durant six années supplémentaires. Cela à grands renforts « d’amitié » politique et parfois syndicale.
Même après le verdict de la plus haute Cour de justice de l’état français, le Conseil d’Etat, ces braves Messieurs ne peuvent toujours pas accepter ni la démocratie ni la loi du pays.
C’est la confirmation même de leur mépris pour le dialogue social ! De leur refus d’accepter des compromis sociaux qui ne soient pas l’unique produit de leur volonté arbitraire.
Que reste-t-il à faire alors ? Pleurnicher les députés du pays sur de faux prétextes, parler à la place des salariés en ignorant les avis de leurs organisations, plaider « l’incertitude de la profession » quand à l’application ou non de décrets qui doivent être écartés des débats tant les termes sont devenus illégaux.
La CFDT a laissé la porte ouverte à la négociation. Daguin et certains de ses amis députés voudraient nous la claquer à la figure !
Notre Syndicat ne perd pas espoir, malgré notre expérience en la matière, de parvenir à améliorer les conditions de travail et d’emploi de plus d’un million de salariés de la branche professionnelle (selon les dernières estimations).
Mais avec les mêmes patrons en face, rien n’est moins certain !