Dans les semaines précédentes cette négociation du 23 septembre, l’ensemble des organisations patronales ont été reçus à Matignon, certaines même à l’Elysée. Après la colère de Gérard Larcher exprimée en juillet dernier à propos de la revalorisation de la grille de salaires, c’était au tour du Premier Ministre lui-même de les inciter à l’action.
Ils n’ont visiblement pas compté avec l’inertie de nos patrons, capable de faire ressembler même la colère du gouvernement à des caprices de gamins !
Ainsi, toutes les délégations patronales ont soumis leur volonté de négocier la grille des salaires à la seule condition d’une assurance de la pérennisation des aides publiques ou à une baisse du taux de la TVA (Les aides « Raffarin » expirent le 31 décembre 2005).
La proposition intersyndicale unanime (CFDT, CGT, FO, CFDT et CGC) d’une grille des salaires remise depuis mars dernier est restée lettre morte.
Certaines organisations patronales ont taquiné les autres délégations en brandissant une proposition qu’elles ne rendraient « officielle » qu’àprès avoir obtenu une assurance de la baisse de la TVA.
Constatant le piétinement, le représentant du ministère n’a eu d’autre choix que de proposer de mettre fin à ce débat stérile et de fixer un prochain rendez-vous au 2 novembre avec comme pour seul ordre du jour la grille des salaires.
A propos des aides publiques payées avec nos impôts aux employeurs des HCR
ces derniers avaient promis 40 000 créations d’emplois. En dehors des régularisations envisagées des femmes des patrons de bistrots et de quelques travailleurs au noir, où en sommes-nous ? A ce jour, aucune statistique, même pas trafiquée !