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Le Bureau International du Travail vient de publier un rapport sur les discriminations à l’embauche en France. Cet organisme a développé une méthode d’enquête et applique ses tests dans différents pays afin de pouvoir établir à terme, une comparaison internationale.
L’enquête effectuée en France analyse les résultats de 2 440 tests — soit 4 880 candidatures envoyées en réponse à des offres d’emploi dans les 6 plus grandes villes françaises. Pour résumer, des candidatures aux expériences et qualifications identiques sont présentés soit par téléphone soit par écrit à un employeur. La différence réside dans les noms de candidats évoquant soit une origine hexagonale ancienne (dite candidat majoritaire) soit une origine issue d’une immigration récente (dite candidat minoritaire).
La conclusion est affligeante pour notre branche professionnelle !
Sodexho, choisie au hasard, est épinglée en premier lieu. Sur vingt offres d’emplois ciblées, 13 candidats majoritaires reçoivent une réponse positive contre seulement 10 pour les minoritaires.
Dans le secteur de l’hôtellerie restauration, une discrimination est exercée 4 fois sur 5 en faveur du candidat majoritaire. Dans 90% des cas, la discrimination est pratiquée avant même que l’employeur ne rencontre le candidat.
Les candidatures évoquant une origine « noire africaine » sont discriminées 4 fois sur 5 que le postulant soit un homme ou une femme. Les candidats maghrébins sont discriminés 3 fois sur 4 et les candidates maghrébines 2 fois sur 3.
Par ailleurs, l’étude confirme que pour trois jeunes embauchés dans les HCR, seulement un y reste plus de 3 ans. L’origine des noms de ceux qui cumulent de l’ancienneté reste à vérifier.

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