Après avoir fait traîner les négociations salariales 2004 jusqu’en décembre, la direction de cet hôtel concède une augmentation royale de 1,8% aux salariés payés au niveau du SMIC avec effet rétroactif au 1er octobre 2004. Au 1er janvier 2005, financée par des aides publiques et des remises de charges sociales, la demie valeur des avantages en nature est réintégrée dans le calcul du SMIC hôtelier.
Les salariés se sont sentis, à juste titre, lésés. Après cinq mois de démarches de la part des délégués CFDT, la direction vient de fournir son accord pour remettre 1,8% sur les salaires fixes au niveau du SMIC* sachant pertinemment que le SMIC va augmenter à nouveau au 1er juillet et reproduire le phénomène d’absorption de l’augmentation qu’elle vient d’accorder.
Comme quoi, une façade futuriste peut toujours abriter une direction rétrograde !

*elle exclut les salariés rémunérés au service avec un minimum garanti du montant du SMIC.